Ambassadeurs du Québec


Marjorie Aunos


Photo de Marjorie
La vie de Marjorie était simple mais belle. Elle était composée de son tout nouveau garçon Thomas, un retour au travail dans un emploi qu’elle aime, et de temps précieux avec ses amis et sa famille. Un bon équilibre de tout!

 
Suite à une superbe semaine auprès de sa famille au chalet de ses parents, Marjorie retournais en ville pour travailler pendant deux jours. Son fils de 16 mois restait avec sa soeur et ses parents au chalet. Quand Marjorie est partie, c’était un beau matin d’hiver. Elle conduisait avec de l’amour dans le coeur provenant de tellement de plaisir, et sa voiture a dérapée en face d’un camion ‘pick-up’ qui conduisait dans l’autre direction. Marjorie a su tout de suite que quelque chose de grave arriverait. Cet accident a causé une paraplégie.

Marjorie a passé cinq mois à l’hôpital et dans un centre de réadaptation intensive, pendant que son fils était élevé par ses parents. Marjorie a toujours travaillé dur en centre de réadaptation car elle voulait remarcher. Être une ‘bonne’ mère signifiait être une mère qui marche. Cette pensée était vraie jusqu’à ce que Marjorie réalise que même en chaise roulante, elle peut accomplir beaucoup. Et que ce que signifie être une bonne mère pouvait tout de même arrivée comme imaginé, mais avec un peu d’aide ici et là. Avec de la détermination et la volonté d’être une BONNE mère, Marjorie a appris les habiletés nécessaires pour non seulement prendre soin d’elle mais aussi de son fils.

Comme Marjorie partagera avec vous, elle est retournée travailler à temps plein comme gestionnaire dans le système de la santé et des services sociaux. Elle élève son fils avec l’aide physique de ses parents. Marjorie voyage aussi pour son travail et est allée à Halifax (seulement six mois après son accident), Paris (France), Turku (Finlande), Vienne (Autriche) et Hawaii. Elle a ré-appris à conduire avec ses mains et elle s’assure de faire tout ce qu’elle aurait fait avec son fils si elle marchait. Elle ne se laisse pas être limitée, et elle ne veux surtout pas que son fils se sente limité par les défis physiques qu’elle peut avoir.

Je ne m’attarderais pas sur les choses que je ne peux pas changer. À la place, je vais honorer chaque muscle que je peux controller en les utilisant à leur capacité maximum pour les gens qui ne le peuvent pas! Tout comme j’aimerais beaucoup voir les ‘marcheux’ utiliser leurs jambes et monter les escaliers au lieu d’utiliser les ascenceurs.
– Marjorie Aunos


Véronique Bélanger-Bastille


Photo de Véronique
Avant la maladie, Véronique pouvait faire beaucoup de sports et elle était très habile. Elle était vraiment forte et elle pouvait tout faire comme couper le gazon pendant des heures. Elle avait sa propre compagnie d'horticulture. En raison de sa maladie, Véronique a changé son travail et elle est retournée à l'école. Mais cela l’a rendu heureuse parce qu’elle étudie dans un domaine dans lequel elle a toujours voulu travailler : la musique.

 
Véronique avait 32 ans et elle s'est levée un matin avec des vertiges invalidants : les vertiges de la maladie de Ménière. Elle ne pouvait plus marcher, ni manger, ni même se laver seule. Elle était complètement alitée pendant une semaine. Pendant six mois, elle a eu des activités très réduites. Les crises sont revenues plusieurs fois. Maintenant, elle fait attention à son sommeil, sa diète et le stress pour prévenir le retour des crises.

La maladie de Ménière a changé sa façon de voir la vie, maintenant elle sait que tout peut changer et qu'il faut s'adapter.

Véronique a une fille et elle veut un autre enfant. Elle veut travailler dans une école comme enseignante. Elle veut avoir un studio de musique et enregistré ses albums de musique et faire carrière dans le domaine. C'est un rêve qu’elle a depuis longtemps et elle peut maintenant le faire.

La vie est parfois très difficile, mais nous avons besoin de garder la foi en cette étoile qui brille au-dessus de nous. Nous avons besoin de regarder au ciel et de voir combien la vie est belle. Tant qu'il y a de l'espoir, il y a de la vie. Tout le monde peut faire la différence dans la vie de quelqu'un, alors soit cette personne.
– Véronique Bélanger-Bastille


Alexandre Dubé


Photo de Alexandre
Avant l'apparition des premiers symptômes de sa maladie, Alexandre participait à beaucoup d'activités extérieures avec ses amis. Comme plusieurs jeunes de son âge, Alexandre rêvait d'être un joueur de hockey professionnel. Il avait beaucoup de projets. On aurait pu dire : " the sky is the limit ".

 
À l'âge de 11 ans, les parents d'Alexandre lui ont annoncé qu'il souffrait d'une maladie rare. Durant sa jeunesse, Alexandre a rencontré plusieurs spécialistes de la santé. Il a donc su assez rapidement que sa vie allait être différente de celle dont il avait rêvée étant jeune.

Alexandre sait qu'abandonner n'est pas une option. Il est allé à l'université pour obtenir son diplôme en communication. À 24 ans, il obtient son diplôme et son premier travail à 25 ans. À ce jour, il a la tête pleine de projets.

Alexandre Dubé est déterminé à répandre le message qu'une personne vivant avec un handicap physique peut sans doute contribuer à la vie en communauté. Vous allez pouvoir en entendre sur le courage et la détermination nécessaire pour continuer à avancer dans la vie avec un handicap.

Je ne crois pas que certaines personnes soient mauvaises ou naturellement méchantes. Parfois, c'est seulement une question de compréhension. C'est pourquoi j'aime partager mon passé, présent et futur avec un groupe. Chacun peut apprendre de cette expérience, moi compris.
– Alexandre Dubé


Steve Fortin


Photo de Steve
À l'âge de 4 ans, Steve a été diagnostiqué avec une rétinite pigmentaire dégénérative ce qui signifie que sa vision serait limitée à un pourcentage de 10 % seulement et que son champ de vue serait restreint à la largeur d'une paille. De plus, les docteurs ont aussi avisé ses parents que son état pouvait rester stable ou bien se détériorer jusqu'à une perte totale de la vue.

 
À l’âge de 8 ans (3e année scolaire), la vue de Steve s’est malheureusement dégradée, cette étape de sa vie a été très éprouvante puisqu’il a fallu qu’il apprenne à travailler avec une canne blanche pour aveugle.

Son entrée au secondaire c’est avéré être l’une des étapes les plus difficiles de son cheminement, non seulement il a dû se battre pour accéder au programme régulier en plus de vivre de l’intimidation. Jusqu’à cette étape, il avait toujours été accueilli et traité comme une personne normale nonobstant son handicap. Cependant, cette fois-ci la situation ne fût pas la même, il a été exclu de ses cours d’éducation physique qui était l’une de ses disciplines favorites, ce refus l’a fait sentir très seul.

Toutefois, il a eu la chance de rencontrer un ami de son père lors d'une promenade avec son chien celui-ci a eu la gentillesse de l'introduire dans une équipe de football. C'est quatre années furent merveilleuses puisqu'il a eu l'occasion de jouer dans cette équipe en plus de cumuler quelques records. Malheureusement, il a dû arrêter de jouer au football en plus d'abandonner ses études puisque sa vue a diminué très rapidement. Sa situation l'a obligé à déménager à Québec puisqu'il devait maintenant apprendre le braille et devenir fonctionnel en tant que non-voyant.

C'est seulement plusieurs années après son rétablissement qu'il a repris ses études. il a commencé par terminer son cinquième secondaire pour ensuite suivre un cours en comptabilité au niveau collégial. Par contre, il n'a pas été en mesure de terminer son programme puisque les outils utilisés n'étaient pas adaptés pour une personne ayant un handicap visuel. Toutefois, son professeur lui a suggéré de rentrer à l'université. Au début, il doutait de ses capacités, mais il s'est rapidement rendu compte qu'il possédait tous les outils nécessaires pour y parvenir. À l'heure actuelle, il termine son baccalauréat multidisciplinaire à l'université Laval, à l'automne prochain il sera finalement bachelier et il est très fier de cet accomplissement.

Étant un adepte du sport, Steve a eu la chance de pratiquer plusieurs disciplines cependant, il est tombé amoureux du lancer du poids et il pratique maintenant ce sport depuis trois ans. Ils sont seulement deux athlètes non-voyants au Canada et son souhait le plus profond serait de pouvoir atteindre tous les standards requis afin d’accéder à l’équipe canadienne.


Gisèle Lamontagne


Photo de Gisèle
Gisèle était une bonne élève, parmi les plus jeunes de sa classe, mais heureuse. À 10 ans elle rêvait de plonger aux Jeux olympiques puis devenir océanographe pour étudier les mammifères marins et créer des fermes marines. Elle était très active, curieuse et elle croyait vraiment en ses rêves.

 
À 14 ans, alors qu’elle pratiquait sur une trampoline sur une plage, elle est tombée tête première dans le sable. Son avant-bras gauche a été gravement fracturé. Six mois plus tard, on a découvert une blessure grave au dos. Les médecins ont fusionné sa colonne vertébrale pour éviter la paralysie.

Elle a passé quatre mois dans un plâtre corporel et six mois dans un corset orthopédique. Elle savait que ses rêves étaient perdus. Elle ne voulait que marcher. Mais, que ferait-elle si elle vivait en fauteuil roulant? Elle décida qu’elle enseignerait et écrirait; mais seulement SI.

Gisèle est devenue une enseignante, écrivaine et traductrice. Et, une mère qui a développé la natation pré-natale pour éviter un autre corset orthopédique pendant sa grossesse. Et maintenant, elle est thérapeute depuis vingt ans se spécialisant en psychotraumatologie et deuil et travaillant aussi avec les enfants et leurs familles.

Des conférenciers comme Gisèle aiment rappeler aux personnes qui affrontent des défis de se concentrer sur la nouvelle croissance et les nouvelles possibilités; quant aux personnes qui n’affrontent pas de tels défis, veuillez noter ce que vous POUVEZ faire et non pas ce que VOUS NE POUVEZ PAS FAIRE.

Je ne vais pas juste marcher; je vais courir, danser, voler!
– Gisèle Lamontagne


Janike Gagnon-Lacoste


Photo de Janike
Janike avait une vie splendide, elle vivait dans les Caraïbes et travaillait dans un hôtel en République Dominicaine en tant que gérante pendant quelques années. Elle desirait y bâtir sa propre famille.

 
Un ami l'a prise sur son épaule, pour le plaisir, et ils sont tombés. Elle s'est probablement cogné la tête et s'est fracturé le cou. Elle est devenue tétraplégique.

Elle a été rapatriée à Québec. Elle a fait face à la réalité, s'est réadaptée et poursuit sa vie.

Maintenant, elle s'entraîne, joue au volleyball et au rugby, suit quelques cours à l’université et fait partie de la troupe de danse « Gang de roue. » Elle profite de la vie avec sa famille et ses amis.

Vivre avec une lésion médulaire n'est pas facile pour plusieurs raisons mais ça en vaut la peine.
– Janike Gagnon-Lacoste


Kathie Prince


Photo de Kathie
Kathie était une réceptionniste dans un centre de sport avant son accident. Elle et son conjoint parlaient de mariage, d'enfants et de l'achat d'une maison. Elle aimait faire des randonnées pédestre et du vélo. Kathie n'avait aucune inquiètude, tout allait bien dans sa vie!

 
C'était le 17 juin 2004, par un beau soir d'été. Kathie et sa meilleure amie étaient à un spectacle d'humour. Pendant l'entracte elles sont allées dehors. Elles étaient sur le côté de la rue lorsqu'un taxi est passé et l'a frappée.

Kathie a passé 15 mois à l'hôpital et dans un centre de réadaptation. Tous ses rêves venaient de s'envoler. Mais elle n'a jamais perdu espoir, est toujours restée positive et ne s'est jamais demandé : pourquoi moi?

Kathie est une maman à la maison. Elle a un adorable garçon de trois ans ainsi qu'un chiot.. Elle est toujours avec son amour de jeunesse, depuis maintenant les 20 dernières années! Malgré toutes les épreuves qu'ils ont traversées, ils l'ont fait ensemble.

Quand les gens me rencontrent pour la première fois, ils voient mon fauteuil roulant et ensuite ils me voient moi. Aussitôt qu'ils apprennent à me connaître, ils voient la détermination dans mes yeux. J'adore ma vie ! Je ne la changerais pour rien au monde ! » Je mords dans la vie!
– Kathie Prince


Sylvie Roy


Photo de Sylvie
Depuis sa naissance, Sylvie est atteinte de la maladie « rétinoblastome », c’est-à-dire qu’elle a eu une tumeure cancéreuse de la rétine de l’œil. C’est pourquoi elle a un résidu visuel de moins de 10% de son œil gauche et elle porte une prothèse oculaire pour son œil droit car à cinq mois, l’œil droit de Sylvie a dû être enlevé.

 
Sylvie vivait dans un monde de voyants, malgré sa déficience visuelle. En 1995, sa vie changea lorsque l’optométriste a pu confirmer le pourcentage visuel de son œil gauche. De là, elle a obtenu des adaptations visuelles pour la soutenir dans ses études et ses emplois.

Toute petite, Sylvie savais qu’ elle était différente des autres enfants. Pourtant, ses parents l’encourageaient dans ses projets ainsi que de croire en ses rêves. Au fond d’elle-même, elle rêvait d’être une avocate. Mais, elle a eu peur d’étudier dans une grande école, alors elle refusa de continuer ses études.

Aujourd’hui, Sylvie fait des études aux 2e cycle à l’université. Ses recherhes sont en lien avec les personnes en situation de handicap ayant une déficience visuelle. Sylvie a deux filles. Son copain a lui aussi deux filles.

Vivre avec une déficience visuelle, physique ou auditive, ne devrait pas empêcher les gens de croire en eux, car leurs succès sont entre leurs mains. C’est franchir une étape à la fois pour apprendre à regarder la vie avec les yeux du cœur.

Je me demande pourquoi existe-il, aujourd’hui, une méconnaissance en lien avec les activités de la vie quotidienne des personnes handicapées? Je crois que la diversité des médias de communication peuvent aider à promouvoir notre potentiel envers nos pairs.
– Sylvie Roy


Vincent Tremblay


Photo de Vincent
Vincent était un athlete de vélo de montagne, une personne doté d’une énergie inépuisable et qui profitait au maximum de tout ce que la vie a à lui offrir. Il adore toucher à tout et concevoir de ses propre main. La mécanique, les voyages et le sport sont ce qui l’intéressent le plus.

 
Son accident est arrivé le 19 juillet 2005, pendant un entraînement de vélo, il s’est fait couper par une voiture. Il est tombé sur le trottoir tête première et sa colonne vertébrale s’est cassée. Étant donné qu’il a eu une lésion de la moëlle épinière au niveau du cou, il est devenu tétraplégique.

Bouger, c’était sa vie !!! Cela lui procuerait le plus grand bien, surtout qu’il était une personne très manuelle. Donc, du jour au lendemain, tout cela s’est arrêté. Il ne pouvait plus rien faire de ce qu’il faisait avant son accident. Il a donc réorganisé sa vie en fonction de ce qu’il était encore possible de faire.

Vincent fait encore du vélo à bras et profite du mieux qu’il peut de la vie. Il a fait une technique en génie industriel et un cours en lancement d’entreprise. Actuellement, il dirige un organisme à but non lucratif afin d’ouvrir un centre de conditionnement physique adapté à Québec.

Souvent, les gens se rendent compte à quel point leurs problèmes sont minimes par rapport à ce que l’on vit et ils restent très impressionnés par la façon dont on en parle et on le vit. Ainsi, ils réalisent qu’ils ont amplement le potentiel pour réussir.
– Vincent Tremblay