Capacités en mouvement – Journée CEM à l’école Richard McBride Elementary School


 
À quoi ressemble la vie d’une personne ayant un handicap? C’est comment être aveugle, se servir d’un fauteuil roulant ou se servir du langage des signes pour communiquer?

Bien sûr, personne ne peut véritablement comprendre à quoi ressemble la vie d’une autre personne, mais en portant attention, en posant des questions et en tentant de « nous mettre dans les chaussures d’une autre personne », nous pouvons en apprendre beaucoup au sujet de nos expériences réciproques. Si les enfants apprennent à comprendre comment vivent les personnes ayant un handicap, il y a fort à parier qu’ils seront des adultes plus empathiques.

Capacités en mouvement : créer de l’empathie

Pendant une semaine en mai, tous les élèves de l’école Richard McBride Elementary School de New Westminster (Colombie-Britannique) ont fait l’effort d’en apprendre au sujet des personnes ayant un handicap et des défis particuliers auxquels elles sont confrontées dans leur vie de tous les jours. Les élèves ont participé à un programme qui s’intitule « Capacités en mouvement » (CEM) qui a été élaboré par la Fondation Rick Hansen afin d’aider les élèves de toutes les écoles du Canada à apprendre au sujet des personnes ayant un handicap. La semaine a commencé le vendredi 1er mai, par une visite de Mme Teri Thorson, ambassadrice Rick Hansen. Mme Thorson est mère et conceptrice de mode et a un handicap. Elle est devenue quadriplégique après un accident de voiture. Ses présentations ont aidé les gens à comprendre que les personnes ayant un handicap peuvent vivent une très belle vie de famille et poursuivre leurs intérêts et leurs ambitions.

Apprendre par l’expérience pratique

Pendant la semaine qui a suivi la présentation de Mme Thorson, les classes de l’intermédiaire ont fait des recherches sur les défis auxquels sont confrontées les personnes ayant un handicap. Les classes du primaire ont eu l’occasion d’essayer certaines des leçons du programme CEM. Et on a présenté des activités facultatives pendant l’heure du dîner, notamment l’apprentissage du langage des signes, une chasse au trésor en braille et une visite de chiens-guides, qui s’est révélé l’activité la plus populaire.

Le 7 mai, les élèves ont participé à un après-midi chargé de capacités qui présentait différentes stations, chacune offrant une activité différente, notamment une course à obstacles, une course en langage des signes, une danse silencieuse et un « nœud humain ». Chacune des stations a permis aux élèves de simuler l’expérience d’un handicap tout en travaillant avec d’autres personnes pour réaliser des tâches ordinaires.

Sensibiliser davantage

Janis Bridger, enseignante à McBride, dit que sa classe de 1e année a beaucoup profité de l’expérience de la semaine CEM. Elle a décrit les leçons comme très enrichissantes et a ajouté que les élèves sont devenus plus conscients au fur et à mesure qu’ils réalisaient les activités et faisaient l’expérience directe des handicaps. « Il est important que les enfants fassent cette expérience tôt dans la vie de façon à ce qu’ils puissent être plus tard plus inclusifs et plus conscients. »

Elle fait remarquer que les activités présentées pendant l’heure du dîner et qui n’étaient pas obligatoires pour les élèves, ont été bien populaires. Elle dit aussi que les activités et les leçons « cadrent bien dans les concepts que nous enseignons au sujet de la bienveillance, de la réflexion et de la conscience. Tout le monde est capable de quelque chose, réussit bien certaines choses [et a besoin d’aide avec d’autres choses] ».

Comprendre la vie d’un nouveau point de vue

Les avantages à cette participation ont touché les enfants de tous les âges de l’école, même les plus jeunes. Devon Codesmith, de la maternelle Montessori, dit que les enfants ont appris à essayer de nouvelles activités de différentes façons, se sont mis au défi d’aller plus loin même s’il cela était parfois difficile à faire et ont enfin commencé à apprendre et accepter que les personnes ayant un handicap peuvent quand même vivre une vie normale. Les activités, comme dessiner tout en ayant les mains recouvertes de chaussettes pour simuler des mouvements restreints, sont conçues pour faire en sorte que l’apprentissage soit amusant.

Joanne Simpson, qui enseigne aussi à McBride, dit que l’impact de l’apprentissage sur les enfants se fera ressentir au fil du temps, mais une activité de suivi a clairement indiqué que les enfants avaient compris le message. Le restaurant local Boston Pizza, parrain du Programme scolaire Rick Hansen, avait donné à l’école des chèques cadeaux en guise de prix et les élèves devaient rédiger une dissertation pour tenter de les gagner. En lisant les dissertations, Mme Simpson a pu constater que les élèves avaient compris. Un élève a fait remarqué que « même les collines les plus petites sont difficiles », un autre a rédigé six pages sur lesquelles il détaille l’aide dont il aurait besoin s’il avait un handicap, mais tout en soulignant que sa famille continuerait de l’aimer tout autant.

Si vous souhaitez que vos élèves en apprennent au sujet du potentiel des personnes ayant un handicap et de l’importance de l’inclusion et de l’accessibilité, vous pouvez en apprendre davantage au sujet des ressources Capacités en mouvement en cliquant ici.

 

Période de questions avec Lauren, élève de 5e année à l’école Richard McBride Elementary


Q : Qu’as-tu aimé au sujet de la semaine Capacités en mouvement?
R : J’ai aimé apprendre ce que serait que de devoir me servir d’un fauteuil roulant, d’être aveugle ou de ne pas pouvoir entendre.

Q : Qu’as-tu appris au sujet des personnes ayant un handicap, du travail d’équipe et du leadership?
R : Je ne savais pas à quel point les choses pouvaient être faciles ou difficiles pour les personnes ayant un handicap. Elles n’ont pas besoin d’autant d’aide d’autrui que je l’aurais pensé, elles sont beaucoup plus indépendantes que je ne le pensais.

Q : Quelles compétences as-tu apprises?
R : J’ai appris à me servir de motifs quand j’avais les yeux bandés, j’ai appris à jouer au volleyball en fauteuil roulant avec une « planche à roulettes » et j’ai appris à ne pas déranger un chien-guide ou un chien d’assistance pendant qu’il travaille.

Q : La semaine a-t-elle changé ce que tu penses des personnes ayant un handicap et ce que tu ressens à leur égard?
R : Oui, je sais maintenant qu’elles peuvent faire beaucoup plus que je ne le pensais auparavant.

Q : Changeras-tu donc la façon dont tu fais des choses?
R : Quand je rencontrerai une personne en fauteuil roulant dans la rue, je ne la regarderai pas avec de la pitié, je suis maintenant en mesure de la regarder avec compréhension, appréciation et respect.

Q : Quel impact la présentation de l’ambassadrice a-t-elle eu – qu’en penses-tu et qu’as-tu ressenti?
R : Elle m’a montré que les personnes qui sont en fauteuil roulant peuvent faire beaucoup de sports. Même si elle est dans un fauteuil roulant, elle peut prendre soin de toute sa famille. Sa présentation m’a rendu heureuse qu’elle soit en mesure de prendre soin de ses enfants et de son mari.